Pâques chez nous

Chez nous Pâques et la chasse aux œufs, c'est important. Aussi important que Noel je crois... 
Je me souviens des matins de Pâques de mon enfance, enfin de la plupart. On nous enfilait une paire de bottes en caoutchouc et un gros manteau par dessus nos pyjamas, parfois même un bonnet et une écharpe s'il faisait trop froid, et nous courions chercher ce que les cloches avaient déposé dans le jardin encore recouvert de rosée. Le jardin dans lequel j'ai grandi, celui dans lequel je me suis mariée, sous les platanes. L'odeur de l'herbe humide et du pâle soleil de printemps...
Quand la pluie était au rendez vous, on chassait les œufs dans la maison et on se demandait, dubitatives, comment les cloches avaient fait pour les déposer là. On avait chacune notre panier en osier pour récolter notre butin. 
Mais ca se terminait toujours par un gros étalage de chocolat sur la table de la salle à manger et un partage équitable de ce que nous avions trouvés.
Comme il y en avait toujours beaucoup trop, mamie congelait les poules et autres lapins en chocolat et s'en servait tout au long de l'année dans ses gâteaux ou ses mousses. Son bon sens, et surtout ne pas gaspiller,...

Chez nous, ce sont les cloches qui passent, pas le lapin de Pâques, restes d'une éducation au accents catholiques. C'est comme ça, c'est encré. 
Chez nous, les enfants sont gâtés pour Pâques, ils ont des cadeaux, pas seulement des œufs. 



Une année avec ma soeur, on avait eu des patins à roulettes, qu'est ce qu'on étaient fières! Ca a donné de nouveau souvenirs: apprendre à patiner sur la terrasse en béton avec des manches à balais, le poste à fond, puis plus tard faire des spectacles pour montrer nos progrès, même si nous n'étions pas très assurées.

Maintenant, c'est nous les mamans. Ce sont nos enfants qui, tout excités, courent dans le jardin de leur grand mere, ma maman, mamie Yoyo. 



Et chaque année on essaie de leur fabriquer de jolis souvenirs, que l'on immortalise à grand renfort d'appareils photo. 


En ajoutant mon homme à ma famille, nous avons gagné une nouvelle tradition. Un souvenir de son enfance qui est venu s'additionner aux nôtres. 
L'homme attend que la chasse aux œufs commence. Il cour se cacher derrière une fenêtre de l'étage donnant sur le jardin. Et quand les enfants et les plus grands sont afférés, le nez par terre, il lance des poignées de petits œufs, comme si les cloches terminaient leur travail. Et ça, ça fait briller les yeux des enfants et ça les fait rire aux éclats.


Et l'année prochaine ils seront 3! 

Neveu en cours...! 

Commentaires

  1. C est drôle , quand tu écris j ai l impression que les mots sont sortis de mon esprit !! Je me retrouve tellement dans ta simplicité 💗 !! Des bisoux tout plein !!

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